Gravés dans la roche il y a jusqu’à 5 000 ans, dans les déserts de l’Utah, du Nouveau-Mexique et du Texas, ces signes ont traversé les millénaires sans que personne n’en détienne le sens définitif. C’est leur beauté : nul ne peut affirmer avec certitude ce que leurs auteurs voulaient dire. Nous les présentons donc pour ce qu’ils sont, des interprétations, non des vérités et pour ce qu’ils révèlent quand on les rassemble.
Car mis côte à côte, ces symboles dessinent une signature. Ce corpus penche massivement vers trois forces : la perception, voir, observer, contempler, pressentir ce qui vient ; la sagesse et le don, guérir, transmettre, croire, laisser une trace ; et le lien, s’unir, appartenir, se rejoindre. Ici, on regarde le monde avant d’agir sur lui. On cherche à comprendre plutôt qu’à conquérir. On grave ce qui doit durer.
Ce n’est pas un hasard si le symbole emblème de cette famille parle d‘immortalité, de ce qui survit à la mort par la trace laissée dans la pierre. Ces gravures sont elles-mêmes cette trace : des vies brèves qui ont voulu compter au-delà d’elles-mêmes, et qui y sont parvenues, puisque nous les regardons encore. En choisissant l’un de ces symboles, tu ne portes pas un simple motif ancien. Tu ajoutes ta voix à 4 000 ans de silence gravé.
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